Dissensus http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981 fr Équipe éditoriale http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1520 Comité de rédaction Edouard Delruelle Florence Caeymaex Thomas Berns Grégory Cormann Antoine Janvier Gaëlle Jeanmart Anne Herla Julien Pieron Nicolas Thirion Thomas Bolmain (secrétariat) Comité de lecture Emmanuel Barot (Philosophe, Université de Toulouse-Le Mirail) Frédéric Brahami (Philosophe, Université de Franche-Comté) Andrea Cavazzini (Philosophe, Université de Liège) Vinciane Despret (Psychologue et philosophe, Université de Liège) Benoît Frydman (Juriste et philosophe, Université Libre de Bruxelles) Marc-Antoine Gavray (Philosophe, Université de Liège) Raphaël Gély (Philosophe, Université Catholique de Louvain) Nicolas Israël (Philosophe) Marc Jacquemain (Sociologue, Université de Liège) Stéphane Legrand (Philosophe) Pierre Macherey (Philosophe, Université de Lille 3) Patrice Maniglier (Philosophe, University of Essex) Christian Nadeau (Philosophe, Université de Montreal) François Ost (Juriste et philosophe, Facultés universitaires Saint-Louis) Emmanuel Renault (Philosophe, ENS-LSH) Jean Robelin (Philosophe, Université de Nice) Dora Sanchez (Philosophe, Universitat de València) Annick Stevens (Philosophe, Université de Liège) Etienne Tassin (Philosophe, Université de Paris 7) André Tosel (Philosophe, Université de Nice) Miguel Vatter (Philosophe, Universidad Diego Portales, Chili) Rudy Visker (Philosophe, Katholieke Universiteit Leuven) Wed, 10 Apr 2024 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1520 Consignes aux auteurs http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1522 Les articles sont envoyés au secrétariat de rédaction (secretariat.dissensus@ulg.ac.be), accompagnés des informations suivantes: Titre complet de l'article Nom, prénom, fonction et institution de l'auteur Adresse électronique et adresse postale ordinaire de l'auteur Un résumé de 200 mots au maximum Les textes déjà publiés ne seront pas acceptés. Wed, 10 Apr 2024 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1522 Présentation http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1519 A caractère scientifique et universitaire, la revue électronique Dissensus est portée par un groupe de chercheurs et d’enseignants de l’Université de Liège travaillant dans les domaines de la philosophie morale et politique et de la philosophie du droit. Par ses publications, elle entend contribuer à la réactivation, hic et nunc, de l’héritage des Lumières radicales et critiques. Le terme générique de « philosophie politique » recouvre des réalités discursives très différentes : le discours des Anciens sur les formes de gouvernement et leur constitution, devenu, avec les Modernes, un discours sur les fondements des institutions et des formations étatico-juridiques ; le discours analytique et critique sur l’exercice du pouvoir et ses effets ; enfin, le discours centré sur les forces d’émancipation qui naissent au cœur de la conflictualité sociale. Ayant abandonné aux sciences (politiques, sociales historiques ou économiques) le privilège de disposer d’un domaine d’objectivité constitué et rigoureusement délimité, la philosophie contemporaine adopte à l’égard de ses objets traditionnels — le gouvernement, l’Etat, la loi, le contrat, le pouvoir, la lutte des classes, etc.— une posture critique qui décloisonne ces trois registres discursifs ; la politique cesse d’être une évidence et devient l’objet d’une problématisation qui se renouvelle au contact des transformations historiques. Dans ce contexte, la philosophie ne peut plus assigner la politique à un mode particulier de l’act Wed, 10 Apr 2024 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1519 Contacts http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1521 Revue Dissensus Service de philosophie morale et politique Département de philosophie Université de Liège Place du 20 août, 7 B- 4000 Liège secretariat.dissensus@ulg.ac.be Tél : + 32 (0)4 366 54 17 Wed, 10 Apr 2024 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1521 La science sociale spinoziste de Frédéric Lordon : une intervention politique immanente ? http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1490 Frédéric Lordon s’est attelé, à travers de nombreux ouvrages, à développer ce qu’il a appelé une science sociale spinoziste. Son projet est de développer une socio-anthropologie économique à partir du « postulat » du conatus, selon lequel « toute action est la manifestation d’une puissance individuée que Spinoza nomme conatus, cet effort que chaque chose déploie "pour persévérer dans son être"1 ». Ce concept de conatus lui permet de développer un concept générique d’intérêt, capable de rendre compte tant de l’inclination à donner que de l’intérêt égoïste à prendre pour soi, tous deux constituant des formes de « l’intérêt à effectuer ses puissances2 ». C’est ainsi que F. Lordon renvoie dos à dos les figures de l’homo oeconomicus rationnel de la science économique et celle de l’homo donator de la théorie du don développée entre autres par Alain Caillé et Jacques Godbout. Il s’agit « de sortir de l’infernale alternative de l’"intérêt" (utilitaire) et du "désintéressement"3 ». Les deux pôles de cette alternative doivent donc être appréhendés comme deux cas, deux actualisations de l’intérêt fondamental du conatus, mouvement d’une existence intéressée à soi4. Ce qui dirige l’élan du conatus n’est cependant pas à chercher dans une subjectivité souveraine. Il ne s’agit ni d’une capacité de calcul, telle la rationalité optimisatrice de l’acteur de la Rational Choice Theory, ni d’une « tendance naturelle à donner » ou d’une « pulsion du don »5. Le conatus « ne se fera activité dirigée Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1490 Spinoza contre Spinoza : l’antihumanisme de Frédéric Lordon à la lumière de l'althussérisme http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1492 Parce qu’à travers la description de la configuration actuelle des sciences sociales, Frédéric Lordon y livre les raisons qui l’ont poussé vers Spinoza, La société des affects permet de réfléchir sur l’actualité du spinozisme, entendue comme l’ensemble des usages qui en sont faits pour comprendre une conjoncture intellectuelle et socio-politique déterminée1. En l’occurrence, si F. Lordon préconise un certain retour à Spinoza, c’est avant tout pour contrecarrer une tendance dominante dans les sciences sociales actuelles : celle qui consiste à restaurer un certain humanisme théorique afin de s’opposer aux conséquences du « structuralisme »2. Pour F. Lordon, ces sciences sociales « humanistes » reprochent au structuralisme d’avoir oublié le mouvement historique et tentent, a contrario, de penser l’action de l’homme dans l’histoire en abandonnant l’étude des structures et en restaurant la figure du sujet comme instance de liberté souveraine. Fondamentalement hostile à cette « révolte humaniste » mais conscient des difficultés engendrées par les pensées structuralistes pour traiter le problème du mouvement historique, F. Lordon propose de penser à nouveaux frais l’action politique et les transformations de l’histoire sans pour autant s’appuyer sur le postulat de la liberté de l’homme. C’est dans cette perspective qu’il se réjouit du regain d’intérêt des études sociologiques pour la question des émotions, déplorant néanmoins le « subjectivisme psychologique » qui les anime. Ainsi s Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1492 Propositions politiques et horizon communiste. Remarques à propos de la reconstruction d’un monde failli chez Frédéric Lordon. http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1499 Frédéric Lordon propose depuis de nombreuses années des analyses et des diagnostics portant sur le « capitalisme mondialisé à dominante financière », sur les effets de la mondialisation financière et marchande, et sur les racines et la dynamique de la crise actuelle. Tant dans ses interventions publiques que dans son effort théorique en faveur d’un programme « spinoziste » en sciences sociales, Lordon a souvent associé à ses analyses des propositions politiques relativement immédiates. Il s’agira dans ce texte d’interroger ce qui, en elles, semble faire problème. Bien sûr, le caractère « immédiat » de ces positionnements ne saurait être que relatif. La perspective théorique adoptée par F. Lordon a pour objectif d’articuler les différents niveaux institutionnels qui composent la « scène » mondiale du capitalisme contemporain. Selon ce structuralisme sociologique renouvelé, l’économique et le politique obéissent à des logiques structurales dont la compréhension demande de cerner un fonctionnement d’ensemble plus qu’une simple séquence de décisions ponctuelles. C’est pourquoi les prises de position politiques de l’auteur ne peuvent que viser des logiques et des structures générales des rapports sociaux – telles que la « basse pression » salariale et la double mondialisation-déréglementation financière et marchande. Autrement dit, la politique que prône F. Lordon suppose une série d’hypothèses théoriques sur les structures fondamentales des institutions économiques et politiques Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1499 Critique du capitalisme néolibéral et travail rhétorique chez Frédéric Lordon : un discours d’affectation. http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1500 Les ouvrages de Frédéric Lordon ont offert ces dernières années un éclairage nouveau sur des mécanismes de la finance et du capitalisme en régime néolibéral, en vertu de la place centrale qu’ils accordent aux affects. Depuis L’intérêt souverain (2006) jusqu’au récent La société des affects (2013) en passant par Capitalisme, désir et servitude (2010), F. Lordon explore les ressorts et enjeux théoriques d’une « anthropologie économique spinoziste », voire d’un « structuralisme des passions », dans le but de rendre intelligible non seulement les structures et les opérations du monde de la finance, en particulier dans le domaine bancaire, mais aussi les formes historiques adoptées par le mode de production capitaliste en tant qu’il est porteur d’organisation sociale et, plus largement encore, la structure fondamentale de la domination dans les sociétés humaines1. Les recherches de F. Lordon, appuyées sur la philosophie du conatus de Spinoza, proposent ainsi simultanément un renouvellement de la critique de l’économie politique telle que Marx l’avait inaugurée dans Le Capital et la construction d’un nouveau modèle d’intelligibilité de la domination sociale. Il est frappant que cette triple entreprise – analyse de la finance, analyse du capitalisme, analyse de la domination – soit doublée d’une attention portée au discours même qui la développe. On peut repérer une telle attention dans la pluralité des genres de discours qu’investit F. Lordon : ouvrages « savants » ou « universita Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1500 La vie inséparée. Vie et sujet au temps de la biopolitique, de Muriel Combes http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1505 Qu’est-ce que « la vie » ? Voilà une question qui nous paraît épuisante avant même que nous n’osions une réponse tant elle serait éculée, grandiloquente et dépassée. Pourtant c’est bien le projet auquel s’adonne Muriel Combes dans son ambitieux ouvrage La vie inséparée, publication de sa thèse doctorale écrite en 2002. Ce texte a l’énorme mérite de ne pas répondre à cette question frontalement à travers une démarche définitionnelle lourde et philosophiquement hermétique ; il s’agit plutôt de garder la vie à l’esprit en tant que problème constitutif de la philosophie, problème qui ne s’épuise pas dans la philosophie mais qui s’y forme pour fonder un « acte extra-philosophique1 ». En suivant l’intuition de Canguilhem, il est question pour Combes de vivre avec le problème de la vie, de conserver ce problème comme exercice de réflexion, dans la mesure où cet exercice est appelé par la philosophie. Le sous-titre de l’ouvrage (Vie et sujet au temps de la biopolitique)nous indique le vrai questionnement dont il s’agit de comprendre les ressorts et les enjeux : comment élaborer une philosophie de la vie à l’heure où celle-ci est thématisée en tant qu’objet de connaissance et d’intervention biopolitique à part entière ? Et dans ce contexte, comment saisir le sujet en tant qu’être vivant et éthique ? Que l’on adhère ou non à la conclusion de son livre, force est de constater que l’articulation qu’elle opère autour de Foucault avec Simondon et Canguilhem, entre autres, est puissante et Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1505 De l’idéologisation du mythe à la mythisation de l’idéologie.Contribution à un problème de psychologie politique http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1506 « On ne peut changer que ce que l’on connaît vraiment. Connaître vraiment signifie toutefois comprendre la chose en termes de ses conditions actuelles. » Karl Mannheim Introduction Cette étude se donne pour but d’examiner à nouveaux frais certains aspects d’un problème classique de la psychologie politique1, à savoir le rapport entre mythe et idéologie. S’agissant d’un travail théorique qui s’inscrit dans le cadre d’une recherche collective, il nous semble nécessaire, dans un premier temps, de resituer la problématique dans son contexte pratique. Pour ce faire, dans la première partie de notre travail, nous discuterons les thèses de l’ouvrage de Christian Boucq et de Marc Maesschalck intitulé Déminons l’extrême droite, qui offre, sur fond de la synthèse d’une expérience de formation en milieu associatif, des propositions théoriques nouvelles pour appréhender le phénomène contemporain de l’extrémisme de droite à partir d’une remise en chantier de la notion d’idéologie. Ce premier geste de contextualisation de la question sera suivi par la relecture critique d’une hypothèse classique concernant le problème théorique du rapport entre mythe politique et idéologie, telle qu’elle a été élaborée par la psychologie de masse de Wilhelm Reich. Cette réflexion débouchera dans un troisième temps sur un phénomène majeur qu’il convient de questionner davantage que ne l’avait fait la psychologie de masse, à savoir la crise de la fonction intégrative des idéologies entendue comme « insécurit Thu, 04 Aug 2016 00:00:00 +0200 http://popups2.lib.uliege.be/2031-4981/index.php?id=1506